3 principes pour rester dans une relation positive malgré le TDA/H

Investissez dans la relation

Quand la relation avec son enfant est bonne, l’enfant, même avec un TDA/H et/ou un TOP (trouble de l’opposition) sera plus enclin à coopérer. J’invite toujours chaque parent à ce que la construction de la relation parte d’eux. C’est comme s’ils avaient une pelote de laine en main et qu’ils la lançaient à l’enfant en en gardant le bout. C’est ainsi que vous allez construire le lien. N’attendez pas que l’enfant fasse le premier pas, il ne possède pas la pelote de laine, c’est vous, le parent adulte, qui la détenez. Toujours ! Cela veut dire que c’est vous qui retournez constamment vers l’enfant pour lui offrir de nouveau le lien. Encore et encore et encore. C’est ce qu’on appelle l’Amour Inconditionnel. Quoi que l’enfant ait fait, je retourne vers lui en lui ouvrant les bras. Ce faisant, vous allez bâtir une relation où l’enfant sait au fond de lui même qu’il peut vous faire confiance. Cela apaise le système émotif de l’enfant TDA/H qui arrêtera un jour de vous tester pour savoir si, malgré ses comportements, vous l’aimez encore.

Agissez avec votre enfant comme vous voudriez qu’on agisse avec vous

Mettez-vous à la place de quelqu’un qui a renversé … Vous avez par exemple renversé votre verre de vin à une réception. Comment voudriez-vous que votre conjoint réagisse ? Vous avez encore oublié votre sac à la maison et vous n’avez pas d’argent pour payer vos courses  … Je ne suis pas certaine que vous tolériez de vous faire gronder en public ou reprocher quoique ce soit. Comment voudriez-vous qu’on agisse avec vous quand vous faites une gaffe ? Avant de réagir, demandez-vous « qu’est ce que je veux lui apprendre » plutôt que de vouloir le « corriger ». Quelles solutions pouvons nous mettre en place pour limiter les oublis ou pour réparer un accident comme un verre renversé ou cassé ? Votre vie va en être simplifiée et votre relation enrichie.

Visitez vos attentes …

Les mythes en éducation sont nombreux et … insidieux. Ce sont bien souvent eux qui créent des attentes inconsidérées. Les mythes sont insidieux car ils sont communément admis, non remis en question car bien souvent inconscients. « Il faut partager », « On doit finir son assiette » « On doit manger de tout » … si vous prenez le temps d’y réfléchir un instant, est-ce que ces mythes tiennent compte des besoins réels de l’enfant ?

Les attentes créent la plupart des conflits :

Si votre enfant ne mange pas toute son assiette, il y a de grandes chances pour que vous vous énerviez, grondiez, punissiez. Dès qu’une règle est stricte, immuable, rigide, c’est la porte ouverte à ce que votre enfant s’y oppose. L’enfant ne se sent pas reconnu dans ses besoins et fera tout pour attirer votre attention pour les satisfaire. Au risque de s’y prendre mal  et de ne pas être entendu. Ce qui engendre de nouveaux conflits.

Pour débusquer vos attentes, surprenez votre pensée quand elle survient. Les pensées du genre  « il faut » « on doit » « il/elle n’a qu’à … » « il/elle devrait » sont des bonnes candidates à votre analyse. Axez-vous plutôt sur les besoins de l’enfant plutôt que sur des mythes qui ne correspondent jamais à la réalité Les parents d’un enfant TDA/H ont souvent aussi l’attente inconsciente que leur enfant devienne enfin « normal ». Prenez conscience comme cette attente engendre des conflits, du stress et une pression tout à fait inutile voire nocive à la relation et à la construction de sa personnalité.

Je vous propose de rencontrer votre enfant là où il se trouve aujourd’hui, de découvrir son caractère, son tempérament particulier. Faites connaissance avec lui, comme si vous rencontriez une nouvelle personne et que vous partiez à sa découverte, sans mettre d’étiquette TDA/H. Oubliez ça pour un moment.

Qui est-il ? Quels sont ses besoins particuliers ? Comment pense-t-il ? Comment bouge-t-il son corps ? Comment s’exprime-t-il ? Ce qu’il aime, ce qu’il déteste ?

Acceptez cela …

Quand vous rencontrez votre enfant dans sa personnalité et ses besoins d’aujourd’hui, vous pouvez croire que vous répondrez plus facilement avec empathie et bienveillance.
Ce faisant, vous lui donnez la nourriture affective dont il a réellement besoin pour grandir et être fort demain.