Anne-Françoise Pirard

Je m’appelle Anne Françoise Pirard, je suis enseignante et formatrice pour adultes.
Je suis maman de 3 jeunes adultes entre 21 et 27 ans. Tous les 3 avec une forme de TDA/H.

Après m’être cassée la figure dans l’accompagnement de mes enfants, j’ai découvert l’éducation positive et bienveillante via les ateliers Faber&Mazlish et j’ai décider de m’y consacrer « corps et âme » et j’enseigne désormais ces habiletés à toute personne confrontée au TDA/H.

Les valeurs qui me tiennent à coeur de transmettre dans mes formations sont l’écoute des émotions et des sentiments, la reconnaissance de la réalité de chacun et surtout la bienveillance.

Je suis là pour vous aider dans votre parcours. Contactez-moi si vous désirez obtenir des informations qui ne figurent pas sur ce site, si vous êtes dans le désespoir, à la recherche de pistes pour vous ou votre famille, …

Et rendez-vous sur la page formations en groupe ou formations en ligne si vous désirez mettre en place de nouvelles stratégies pour apaiser les symptômes du TDA/H.

Un peu de mon histoire … 

Quand Antoine est né, j’ai tout de suite senti qu’il était plus quelque chose ou moins quelque chose que les autres enfants. Plus vif, moins coopératif, plus difficile à satisfaire, moins facile à endormir,…

Aujourd’hui, on les appelle des enfants avec des besoins particuliers. 
Et c’était exactement ça !

Bref, il prenait tout mon temps de maman et j’usais d’astuces et de stratégies pour l’amener à manger alors qu’il mourait de faim ou pour simplement lui enfiler son pantalon. Il bougeait beaucoup, il dormait rarement, il parlait tout le temps. Vers un an, un pédiatre m’a dit « il est hyperactif votre enfant ! ». Puis plus jamais ce mot n’a été prononcé toutes les fois où j’ai consulté face à toutes nos difficultés quotidiennes.

Les mois ont passé avec cet enfant adorablement turbulent mais comme il était seul avec des adultes qui lui portaient toute leur attention, les difficultés se sont un peu estompées jusqu’à ce qu’il entre à l’école où, sociable, il ne manifestait pas de trouble particulier. Sauf à chaque nouvel apprentissage, il hurlait son mécontentement, mais uniquement à la maison 😉

Le drame de sa vie a été la naissance de son frère Arnaud alors qu’il avait 4 ans. Son royaume prenait fin, les difficultés allaient réapparaître sous la forme d’une sur-stimulation de son frère qu’il n’a jamais laissé tranquille. Enceinte rapidement d’un autre petit frère, nous avons survécu tant bien que mal avec deux enfants hyper-hyperactifs et un bébé tranquille mais anxieux.

J’ai un peu oublié les détails de ces années de galère mais c’étaient bien des années de galère. Un spécialiste nous disait de faire ceci et un autre le contraire. Pendant les 7 années qui ont suivi, personne n’a voulu reconnaître la présence du TDA/H dans notre famille. C’était des garçons, ils avaient besoin de bouger, un point c’est tout !!!

Les choses empiraient dans une sourde violence liée au désespoir et à l’impuissance. On me culpabilisait de ne pas savoir élever correctement mes enfants et j’étais bannie du clan familial qui ne les supportait pas. Un pédo-psychiatre bien connu à Liège m’a ri au nez quand j’ai évoqué le TDA/H.

A bout de souffle, j’ai demandé à mon médecin traitant qu’il prescrive de la rilatine à Arnaud qui était devenu ingérable (asocial et encoprésique) tant en famille qu’à l’école.

Ce qu’il a enfin fait, à contre coeur, uniquement pour me faire « plaisir ».

Et la rilatine a agi le deuxième jour, alors que le premier jour les symptômes avaient redoublé.

Ce dimanche-là, pour la première fois, j’ai trouvé Arnaud assis dans le fauteuil en train de lire une bande dessinée. Le lundi, il avait écrit dans son journal de classe les devoirs à faire pour le lendemain. L’encoprésie cessa les semaines qui ont suivi et il a pu terminer ses primaires normalement.

Tout n’était pas gagné mais on pouvait commencer à avancer. On pouvait également ré-investir dans la relation parce que la rilatine avait provoqué une ouverture pour entrer en contact avec lui.

Avec ce « diagnostic », j’ai lu tout ce qui se trouvait sur Internet naissant à propos du TDA/H et stupéfaite, je m’y suis reconnue. Voilà de quoi je souffrais depuis mon enfance : d’un déficit d’attention. Je n’étais pas paresseuse comme on me l’avait toujours seriné, j’avais un trouble qui avait un nom : TDA/H

Ma dyscalculie, mon anxiété, mon manque de motivation pour les routines, mes difficultés à gérer le quotidien, tout cela est lié. A tout qui j’en ai parlé par la suite a ri de moi. Non, pas toi ! Ah oui, c’est vrai, moi je suis juste paresseuse 😉

Mes trois enfants et moi souffrons donc d’un trouble de l’attention mais sous des formes différentes : l’un est plus hyperactif, l’autre a le type mixte et mon troisième a développé des troubles phobiques à côté de son trouble de l’attention sévère.

Il sont grands maintenant. Le TDA/H a évolué en même temps que leur croissance mais il est encore bien là avec une diminution notable de l’hyperactivité.

La scolarité reste difficile, Antoine a son diplôme de secondaire et n’arrive à rien dans le secondaire, Arnaud va doubler sa rhéto et Benjamin poursuit vaille que vaille avec patience et beaucoup de courage pour limiter ses symptômes anxieux.

Humainement, nous avons réussi à établir des relations basées sur le respect, la bienveillance et la confiance. J’ai une belle relation avec chacun d’eux.