Le TDA/H, un diagnostic difficile

Pourtant, ses parents avaient consulté quand elle avait 11 ans et que ses résultats scolaires ont chuté d’un coup. Comme ses professeurs disaient d’elle qu’elle était dans la lune, elle ne perturbait pas la classe et ses symptômes n’ont pas été pris au sérieux.

Ensuite, elle a eu bien du mal pendant ses études secondaires, on la décrivait comme paresseuse parce qu’elle avait grand mal à se motiver pour étudier.

Elle s’est alors tournée vers des études artistiques, qui correspondaient mieux à son tempérament créatif mais a failli arrêter quand elle s’est sentie débordée par son travail de fin d’étude et la multitude de tâches à coordonner.

Plus tard, quand elle a dit à son médecin qu’elle se sentait dépassée et éternellement fatiguée, elle a été traitée pour dépression. Quand elle a évoqué un éventuel TDA/H, son médecin traitant lui a ri au nez en lui disant qu’un adulte n’avait pas de TDA/H et que de toute façon, c’était un trouble inventé de toute pièce pour faire plaisir aux parents dépassés par les comportement de leur enfant.

Ce n’est qu’après des années de recherche d’un spécialiste en TDA/H que le verdict est tombé : TDA/H de type inattentif/anxieux. L’occasion de recoller toutes les pièces de son puzzle et de mettre en place des stratégies adaptées à son mode d’emploi particulier. Elle est aidée par une prise de Rilatine retard tous les jours, ce qui l’aide à appréhender une tâche à la fois et à la terminer. Elle est enfin parvenue à aménager son appartement pour y recevoir ses amis et sa famille.
Comment recevoir un diagnostic précis ?

En premier lieu, votre médecin traitant pourra recevoir votre « plainte » et vous éclairer sur différentes causes possibles. On doit écarter toute éventualité de carences ou de trouble comme une carence en fer ou une affection thyroïdienne et les tests doivent révéler d’abord que vous êtes en bonne santé générale.

Attention, tous les médecins ne sont pas encore formés au diagnostic, la documentation est encore rare et beaucoup de mythes circulent autour de ce trouble, de sorte que tous ne le reconnaissent pas encore, principalement en ce qui concerne la pérennité du trouble à l’âge adulte.
Amanda, un exemple parmi tant d’autres
Amanda, jeune photographe de 30 ans, a bien du mal à être à jour dans ses tâches, tant à la maison (elle avoue ne jamais inviter personne dans son appartement) qu’au travail.