Le TDA/H, une forte composante émotionnelle ignorée

Vous ne pouvez pas gérer vos symptômes liés au TDA/H sans comprendre la façon dont vous traitez vos émotions. Les chercheurs ont ignoré la composante émotionnelle de TDAH, car elle ne peut pas être mesurée. Pourtant, les perturbations émotionnelles que les personnes avec TDA/H subissent sont les aspects les plus perturbateurs de leur vie quotidienne et cela à n’importe quel âge. Un des traits principaux du TDA/H est l’inconstance. Inconstance dans les engagements, des performances irrégulières, des humeurs contradictoires. Des tâches qui ont été faites rapidement hier ne peuvent être accomplies aujourd’hui. On juge trop hâtivement en traitant cela de paresse, d’un manque de fiabilité et d’imprévisibilité.

Une question d’émotions intenses

Presque tous les patients avec TDA/H répondent un oui catégorique à la question :
«Avez-vous toujours été plus sensible que d’autres au rejet, aux moqueries, critiques, ou avez-vous la conviction que vous avez échoué ou n’avez pas été à la hauteur ? »

Telle est la définition d’un trouble associé appelé « sensibilité au rejet »

Quand on leur demande comment cela se traduit dans leur vie, ils disent : «Je suis toujours tendu, à l’affût de ce que les autres pensent de moi. Je ne peux jamais se détendre, je ne peux pas rester là et regarder une émission de télévision avec le reste de la famille, les idées et tracas tournent dans ma tête et je ne peux pas les arrêter, même la nuit. Je suis très sensible et j’ai peur du rejet ». « Je ne peux pas supporter l’idée qu’on me quitte ». Ils décrivent tous une expérience intérieure d’une intensité douloureuse difficilement insupportable. Rappelez-vous que même si une personne ne manifeste pas une hyperactivité extérieure, elle est cependant toujours présente à l’intérieur. Les pensées tournent en rond, les tracas empêchent de dormir, ….

Une hyperactivité et une hyper-réactivité émotive

La réponse émotionnelle à la perception de l’échec est catastrophique pour un TDA/H. Le terme «dysphorie» signifie «difficile à supporter», et la plupart des participants aux séminaires  témoignent « je ne peux supporter de rater quelque chose, j’ai peur qu’on me considère comme une mauviette. La désapprobation leur fait beaucoup plus de mal qu’aux personnes neurotypiques.
Si la douleur émotionnelle est intériorisée, une personne peut éprouver de la dépression et perdre peu à peu l’estime de soi. Si les émotions sont externalisées, la douleur peut être exprimée par des crises de colère, voire de rage. Dans le long terme, la personne va développer deux types de personnalité : d’une part, une personne sociable et affable, qui a des amis et toujours de bonne humeur. Après des années de vigilance constante et de sur-adaptation, elle devient un caméléon qui a perdu la trace de ce qu’elle veut pour sa propre vie. D’autres trouvent la douleur de l’échec tellement insupportable, qu’ils refusent d’essayer quoi que ce soit, sauf s’ils sont assurés d’un succès rapide, simple et complet. Tenter leur chance est un grand risque émotionnel. Leurs vies restent alors limitées.

Et c’est tellement dommage !

Beaucoup d’adultes ayant participé à un séminaire trouvent un soulagement dans le fait de partager leurs émotions. Rester seul avec le sentiment de ne pas avancer avec la culpabilité qui en découle est d’autant plus paralysant.

Si cet article vous parle, pourquoi pas vous joindre à nous pour vous soulager et vous permettre d’installer des stratégies pour avancer ?

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